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Le tarissement des réserves en pétrole

Les pays industrialisés sont fortement dépendants des combustibles fossiles, particulièrement du pétrole et du gaz. Le gaz et le pétrole fournissent à eux deux 70% de l'énergie utilisée aux Etats-Unis et au Royaume Uni. Le Dr. Mae-Wan Ho explique ici que les réserves mondiales diminuent rapidement mais qu'elles ne devraient pas être totalement épuisées avant qu'une crise n'apparaisse.

Le texte original en anglais et les références sont accessibles sur le web par : http://www.i-sis.org.uk/OilRunningOut.php

La crise du 'pic pétrolier'

En 1956, un géologue de la société Shell Oil, M. King Hubbert, utilisait une courbe en forme de cloche pour prévoir exactement que le pétrole ferait un pic vers 1969 dans les 48 états inférieurs des Etats Unis, et que ce pic serait suivi d'un déclin irréversible. Le terme 'pic pétrolier' [ 'oil peak' en anglais] a été employé depuis pour identifier le point correspondant approximativement à la moitié de l'extraction des réserves dans une région donnée, et à partir duquel la production diminuerait en s'accompagnant d'une augmentation du prix du pétrole et finalement d'une incapacité de répondre à la demande.

Le Dr. Colin J. Campbell qui a passé des décennies à travailler au niveau mondial comme géologue pour le compte des grandes compagnies pétrolières, a rassemblé ce qui est largement reconnu dans les principales bases de données mondiales en matière d'hydrocarbures. Il est maintenant l'un des administrateurs du Centre d'Analyse du Tarissement du Pétrole ( 'Oil Depletion Analysis Center' ou ODAC en anglais], un organisme de bienfaisance basé à Londres. Dans son livre, " L a prochaine crise pétrolière " édité en 1999 et dans ses publications postérieures, Campbell a employé la même ‘Courbe de Hubbert' pour prévoir que le pic de la production de pétrole mondiale se produirait entre 2005-10 (fig. 1).

Schéma 1. Le graphique vert indique la quantité de pétrole (exprimée en Giga-barils par an) découverte dans le monde chaque année. Excepté deux pointes isolées dans les premières années, le maximum a été atteint en 1965. La courbe rouge montre la quantité réelle de pétrole extraite tous les ans, indiquant les contraintes de la crise pétrolière au début des années 70. Ceci diffère de la courbe jaune, qui est une prévision théorique de l'extraction du pétrole si aucune contrainte n'était imposée. La période de latence entre le pic de la découverte et le pic de l'extraction maximale est de 40 ans. La quantité totale de pétrole mondial qui a été ou peut être extrait est de 1.800 Gb , dont 822 Gb de pétrole ont été déjà produits en 1999.

(D'après Campbell 2000)

Campbell a précisé que la production maximale présente généralement une latence de 40 ans après le moment de sa découverte. Aux Etats Unis, le maximum pour la découverte était en 1930 et la production maximale en 1972. La production de pétrole en Mer du Nord (Royaume-Uni, Norvège et Danemark) a présenté prématurément un pic en 2001 (pour une découverte en 1974), parce que les avancées technologiques en matière d'extraction ont ramené ce délai à 27 ans.

Le maximum des découvertes dans l'ensemble du monde était en 1965, ainsi l'année maximale théorique de production, aurait dû avoir lieu en 2005, mais en raison des chocs pétroliers des années 70, la production a été artificiellement limitée par le système de quota dans le cadre de l'OPEP, ainsi la production réelle a été au-dessous de sa capacité. Comme cela a été prévu antérieurement, cette production au niveau mondial présente un plateau de 1970 à 2010 et devrait chuter ensuite.

Campbell a indiqué que les réserves de pétrole ont été excessivement exagérées par l' OPEP organisation des pays exportateurs de pétrole (voir encadré 1), puisqu'elles ont été exprimées par des pays qui voulaient augmenter leur quote-part d'extraction en conséquence. La découverte de pétrole a fait un pic dans les années 60, et depuis 2000, un baril de pétrole est découvert pour chacun des quatre que nous consommons.

Le reste du monde - indépendamment du Moyen-Orient – a fait un pic en 1997 et il est donc finalement dans son déclin. Le pétrole non conventionnel retarde le pic de seulement quelques années, mais accentuera le déclin ultérieur. Le gaz, qui est moins épuisé que le pétrole, ferait probablement un pic autour de l'année 2020.

Encadré 1

L'OPEP - organisation des pays exportateurs de pétrole - est une organisation fondée en 1960 pour collaborer au contrôle de l'exportation du pétrole brut qu'ils produisent pour le reste du monde. En raison de leur capacité d'ajuster leur niveau de production, ils possèdent beaucoup d'influence sur le prix du pétrole. Les membres actuels sont l'Algérie, l'Equateur, le Gabon, l'Indonésie, l'Iran, l'Irak, le Koweit, la Libye, le Nigéria, le Qatar, l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Vénézuela.

Les pays membres de l'OPEP produisent environ 41 pour cent de pétrole brut du monde et 15 pour cent de son gaz naturel. Cependant, les exportations de pétrole de l'OPEP représentent environ 55% du pétrole qui fait l'objet du commerce international. Après que le prix du pétrole brut ait grimpé à plus de à 50$ états-uniens par baril en octobre 2004, le plafond de la production de l'OPEP a été augmenté de 1 mb/j (million de barils par jour) à 27mb/j effectivement à partir du 1 novembre 2004.

Note du traducteur  : le 25 août 2005, le baril de pétrole brut, pour livraison en octobre 2005, avait clôturé à New York sur un nouveau record historique de 67,49 $ états-uniens, selon le journal " Le Monde " daté du samedi 27 août 2005 (page22). « Le cours du brut pour livraison en octobre, a atteint un plus-haut lors de la séance matinale de Singapour, à 70,80 dollars avant de refluer à 69,75 dollars à 10H15 (02H15 GMT), soit un bond de 3,62 dollars par rapport à sa clôture de 66,13 dollars à New York vendredi  », nous rapporte TF1 le 30 août 2005 sur son site http://up.news.tf1.fr/news/economie/0,,3240216,00.htm

La production du pétrole mondial a-t-elle déjà fait un pic ?

Des indices nous indiquent que les estimations tracées par Campbell pourraient se révéler exactes. Des personnalités comme Ali Bakhtiari, chef de la planification stratégique auprès de la Société Nationale Pétrolière Iranienne ( National Oil Iranian Company en anglais = NOIC) et Matthew Simmons, un banquier d'investissement énergétique et conseiller pour le plan énergétique controversé de Bush-Cheney, ont rejoint Campbell et tous pensent que la production mondiale de pétrole est sur le point d'atteindre un pic, qui à son tour signifiera la fin inéluctable du pétrole à bon marché.

Quand le prix du pétrole brut avait dépassé les 50 $ états-uniens par baril en octobre 2004, les gens avaient été soudainement interpellés à l'idée que la production de pétrole pouvait faire un pic. Mais pire encore, l'annonce de Campbell, qui indiquait que les réserves de pétrole avaient été exagérées, s'avère également être correcte.

Les réserves pétrolières s'amenuisent rapidement sur le papier

Au début de 2004, le géant pétrolier Royal Dutch Shell a ébranlé le monde après qu'une série de révélations aient indiqué qu'environ un quart de ses réserves de pétrole et de gaz n'existaient pas. Les réserves truquées de pétrole et de gaz s'élèvent à environ 4,5 milliards de barils. Sur la base de 35 $ états-uniens par baril, pour calculer les "erreurs comptables" de la Shell, ces dernières atteignaient la somme de 150 milliards de dollars, comparativement à la valeur totale des actions Shell sur le marché financier à la date du 7 mai 2004, qui est de 140 millions d'euros (soit plus de 150 milliards de dollars à l'époque).

Shell n'est pas seule. El Paso de Houston, Etat du Texas aux Etats-Unis, a révisé ses réserves à la baisse pour un montant d'environ 43% le 31 décembre 2003. La société Forest Crops avait annoncé une réserve de 49 millions de baril ; cette réserve était révisée à la baisse pour seulement 8 millions un an plus tard par Redout Shoal en Alaska. Et selon Lothar Komp, écrivant dans la publication Executive Intelligence Review , " il y en a beaucoup d'autres comme cela. "

Il a cité le banquier d'investissements énergétiques Matthew Simmons, " nous n'avons toujours pas de données fiables concernant deux grands champs pétroliers (en Irak). Le plus célèbre est celui de Kirkuk pour lequel nous n'avons aucune donnée du tout. C'est un très vieux champ et l'idée que soudainement l'Irak pourrait produire cinq ou six millions de barils par jour n'est qu'une simple plaisanterie. C'est dingue ! "

Lors d'une rencontre internationale en février 2004, Simmons déclara également, " Les marchés de gaz naturel aux Etats Unis et au Canada ont présenté un pic dès 2003. Le récent revirement du pétrole en Russie nous est complètement tombé du ciel. "

Simmons a posé la question avec insistance quant au montant des réserves qui existent réellement dans la région du Golfe, après avoir passé en revue plus de 200 documents techniques écrits par des scientifiques dans le cadre de la Société des Ingénieurs Pétroliers. Les réserves principales du monde sont dans une poignée de gisements de pétrole situés dans une région " légèrement plus grande que la moitié de la taille de l'état de Virginie aux Etats Unis ", et " chacun des cinq de ces grands gisements pétroliers a un grand nombre de défis à relever aujourd'hui. " L'évidence est que " l'ère du pétrole facile en Arabie Saoudite est terminée ou sur le point de l'être ." Par exemple, " la capacité de forer des puits verticaux en Arabie Saoudite est maintenant obsolète, de même que des prolongements horizontaux des riches puits, sont maintenant décrits comme étant de la deuxième génération... et... que ceux de remplacement ne sont au mieux que des puits au contact des réserves, que l'on appelle parfois dans les publications des brosses à bouteilles. "

Des technologies de ce style, selon Simmons, ont mené à un stupéfiant effondrement de la production dans le champ pétrolier d'Ybal à Oman. Autour de 1990, les puits verticaux étaient devenus obsolètes. De telle sorte que, pour la première fois, les forages horizontaux furent introduits au Moyen Orient. La production avait atteint un nouveau record de 250.000 barils par jour, mais elle commença à diminuer rapidement en 1997. Autour de l'année 2001, la production de Yibal a chuté au dessous de 90.000 barils par jour et elle se situe maintenant aux alentours de 40.000 à 50.000 barils un jour. " Elle a pris chacun de court, par surprise ," faisait remarquer Simmons.

Alors que la Société Nationale Pétrolière d'Arabie Saoudite Saudi Aramco prétend disposer de 257,5 milliards de barils, son ancien vice président exécutif, qui vient juste de prendre sa retraite, Sadad Al Husseini, a annoncé qu'il y avait là en fait " 130 milliards de barils de réserves prouvées ".

Depuis l'effondrement de l'Union Soviétique, l'évaluation des réserves russes a chuté de près de 30%. Et pas plus tard qu'en 1993, un ministre russe du pétrole avait décrit les réserves de son pays comme "fortement exagérées, dues à l'inclusion de réserves et de ressources qui ne sont ni fiables ni viables technologiquement ou économiquement ".

Ainsi, quoique les cinq grands pays du Proche-Orient se situent aux environs de la moitié du stock de pétrole restant à travers le monde, il y a beaucoup d'incertitude quant au volume existant là-bas et quant à sa durée.

On est encore tombé de haut en novembre 2004, lorsque Francis Harper, consultant en matière d'exploration pétrolière à la British Petroleum , a estimé que la quantité des réserves totales de pétrole et utilisables, au niveau du monde, à 2.400 milliards de barils, considérablement moins que les 3 milliards assumés par des commentateurs têtus, tels que ceux chargés de l'enquête géologique du gouvernement des Etats Unis. Il avait prédit que la production ferait un pic entre 2010 et 2020 et que la demande dépasserait les capacités d'approvisionnement beaucoup plus tôt que d'autres prévisions émanant d'Exxon Mobil Corporation (XOM) ou du Groupe Royal Dutch/Shell (RDSC).

Les demandes en pétrole continuent d'augmenter

Une contribution importante à l'élévation de la demande en pétrole se trouve dans les économies en croissance rapide comme en Chine. La Chine prévoit que le rendement du pétrole brut du pays fera un pic à 200 millions de tonnes en 2015; elle a atteint l'année dernière les 17 millions de tonnes, à comparer avec les 120.000 tonnes au début de l'époque communiste en 1949.

Mais il est prévu que la consommation de pétrole brut atteigne 350 à 380 millions de tonnes dès 2010, comparé à seulement un peu plus de 250 millions de tonnes l'année dernière [2004]. La Chine est le deuxième plus grand consommateur après les Etats-Unis et le pays a été un importateur net au cours des 10 dernières années.

Des nouvelles plus pessimistes sont venues d'une étude de l' ODAC sortie en novembre 2004. Elle a indiqué que tous les nouveaux projets principaux d'exploitation pétrolière programmés pour commencer leur production au cours des six années à venir, seraient peu susceptibles d'amplifier suffisamment les approvisionnements pour satisfaire les demandes croissantes au niveau mondial.

L'ODAC a analysé 68 très grands projets avec les dates de mise en service de 2004 à 2010 et elle a conclu qu'ils devraient ajouter 12,5 millions de barils par jour aux approvisionnements de pétrole du monde au tournant de la décennie [2010]. " Cette nouvelle production ne serait certainement pas suffisante pour couvrir les approvisionnements, en cours de diminution à partir des ressources existantes, afin de satisfaire une demande globale toujours croissante " annonça Chris Skrebowski, l'un des membres du Conseil de l'ODAC.

Plus de la moitié de l'approvisionnement estimé remplaçerait simplement les déclins de production dus par ailleurs à l'épuisement normal. Une élévation annuelle modeste d'un pour cent de la demande au cours de la période de six ans, laisserait peu ou pas de capacité en surplus pour se prémunir contre des ruptures d'approvisionnement imprévues. Si la demande devait augmenter de deux pour cent annuellement, les approvisionnements disponibles pourraient faire défaut pour un total requis en 2010 de plus de deux millions de barils par jour - équivalent grosso modo à perdre toute la production quotidienne actuelle du Koweit.

" Avec la plupart des producteurs fonctionnant sans relâche, pour satisfaire l'emballement de la demande additionnelle de cette année, la capacité mondiale immédiatement disponible a pratiquement disparu " dit Monsieur Skrebowski, qui ajoute : " Cela signifie que les approvisionnements supplémentaires, dans le court et le moyen terme, doivent provenir de nouveaux projets qui sont déjà en cours de développement ."

Selon les données de la dernière revue statistique de l'énergie mondiale de la British Petroleum, les 18 plus grands pays producteurs de pétrole ont maintenant dépassé leur pic de production et leur dernier rendement combiné de production a diminué de plus d'un million de barils par jour en 2003. Ce groupe de pays compte maintenant pour plus de 29% du total de la production mondiale.

L'étude de l'ODAC n'a pas encore réussi à prévoir quand les autres pays vont atteindre ce pic ni quand ils vont pronostiquer leur déclin, mais les experts sont d'accord pour estimer que cela va se produire dans les toutes prochaines années. Le Mexique et la Chine (voir plus haut), qui sont respectivement les cinquième et sixième plus gros producteurs au monde, apparaissent parmi les candidats probables.

La société nationale pétrolière du Mexique, la Pemex , a déjà annoncé que la production de Cantarell , le plus grand champ pétrolier off shore au monde, va atteindre un pic en 2006 pour diminuer ensuite de 14% par an. La Chine a également confirmé que ses deux plus grandes régions productrices sont maintenant en déclin.

Des 68 projets confirmés que l'ODAC avait analysés, 56 sont supposés entrer en service dans les trois prochaines années. Sept sont programmées pour pomper le pétrole en 2008, trois en 2009 et seulement deux en 2010. Comme il faut compter en moyenne six ans, à partir d'une première découverte d'un projet majeur, pour débuter la production de pétrole, tout autre nouveau projet validé maintenant, ne pourrait vraisemblablement pas ajouter des approvisionnements complémentaires, au mieux après 2010.

" C'est perturbant de voir une telle diminution des engagements de nouveaux projets après 2007 et seulement une poignée de projets pour la prochaine décennie " selon Skrebowski.

" Ceci pourrait bel et bien être un indice que la production mondiale de pétrole va rapidement vers son pic, comme un nombre toujours plus grand d'analystes le prédisent, et particulièrement par rapport aux perspectives d'avenir en chute quant à de nouvelles découvertes majeures de pétrole ", dit-il encore.

Sources bibliographiques

  1. "Peak oil: an introduction". Global public media. http://www.globalpublicmedia.com/content/peak_oil
  2. Campbell CJ. Peak oil. Presentation at the Technical University of Clausthal. December 2000 http://www.geologie.tu-clausthal.de/Campbell/lecture.html
  3. Campbell CJ. Peak oil: an outlook on crude oil depletion. Mbendi Information for Africa, 1999 revised February 2002 http://www.mb endi.co.za/indy/oilg/p0070.htm
  4. "Enron, Parmalat, Shell Oil: Who will be next?" Lothar Komp, Executive Intelligence Review 7 May 2004 http://www.larouchepub.com/other/2004/3118shell_o il.html
  5. "Elusive truth about oil figures" Adam Porter, Economy News 23 August 2004 Aljazeera.net http://english.aljazeera.net/NR/exeres/8AEF2417-CBDF-4E99-A8D2- CAA5409C147E.htm
  6. "China crude oil output to peak at 200mln tonnes in 2015 – report" The Business 7 November 2004 http://thebusinessonline.com/modules/news/view.php?id=29186
  7. "Is the world's oil running out fast?" Adam Porter bbc NEWS http://news.bbc.co.uk/1/hi/business/3777413.stm
  8. Simmons M. Global oil supply: are we running out? Center for Strategic & International Studies, Washington DC, http://www.csis.org/energy/040224_transcript.pdf
  9. "Oman's oil yield long in decline, Shell data show" Jeff Gerth and Stephen Labaton, 8April 2004, New York Times http://www.peaceredding.o rg/Oman's%20Oil%20Yield%20Long%20in%20Decline,%20Shell%20Data%20Show.htm
  10. New oil projects cannot meet world needs this decade 16 November 2004.
  11. http://www.hubbertpeak.com/news/article.asp? id=8228

Quelques definitions et complements en français :

Baril, symbole bl ou bbl  : c'est une unité de mesure surtout utilisée de nos jours pour le pétrole brut et ses dérivés. Un baril de pétrole équivaut à 42 gallons américains, soit environ 35 gallons impériaux ou 159 litres . Cette dimension (160 litres) provient de l'utilisation du tonneau de vin de 190 litres dans les champs pétrolifères de Pennsylvanie , mais ne valant que 160 litres, puisqu'il fallait tenir compte des déperditions accidentelles qui survenaient lors du transport par bateau . Par la suite, les barils ne furent remplis qu'avec 160 litres. À l'extérieur des États-Unis , le pétrole est mesuré en tonnes plutôt qu'en volume. Information empruntée à Wikipédia sur son site  : http://fr.wikipedia.org/wiki/Baril

Combustibles fossiles : h ydrocarbures, y compris le gaz naturel et le pétrole, extraits de la croûte terrestre. Le gaz propane et l'essence sont des dérivés du gaz naturel et du pétrole.

ODAC = 'Oil Depletion Analysis Center' , en anglais : Centre d'Analyse du Tarissement du Pétrole.

OPEP = Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole ou OPEC = Organisation of Petroleum Exporting Countries en anglais.

Pic pétrolier : Le pic pétrolier désigne le maximum historique de production pétrolière, aussi bien pour un gisement , une zone ou un pays, que pour le monde. Après ce maximum, les conditions d'exploitation font que, bien que les réserves soient abondantes, la production ne fera que décroître. Le terme désigne également la crise prévisible découlant de l'épuisement des ressources pétrolières mondiales. On entend fréquemment le terme anglophone oil peak , mais il s'agit en fait d'une application particulière de la loi plus générale dite du Pic de Hubbert . Les experts les plus optimistes (les gouvernements états-uniens et des pays de l' OPEP , les compagnies pétrolières) évaluent publiquement qu'il surviendrait vers 2030 . La croissance économique rapide de la Chine incite à avancer cette date. La courbe de Hubbert prédit la production de pétrole en fonction du temps. Les appels de plus en plus pressants de scientifiques à préparer nos infrastructures pour l'après pic pétrolier sont pour l'instant peu entendus. Les solutions essentiellement pressenties sont le recours accru aux énergies renouvelables , à l' énergie nucléaire et aux économies d'énergie, ce qui recoupe les préoccupations liées à l' effet de serre . Une autre piste explorée, l'usage des hydrates de méthane , présenterait des problèmes très importants en matière d'effet de serre, selon les informations empruntées à Wikipédia sur son site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier

Réserves pétrolières : pour une présentation détaillée de la problématique de ce sujet, il est recommandé de consulter d'une part le site de Jean-Marc Jancovivi : http://www.manicore.com/documentation/reserve.html

et d'autre part le site d'Eric Souffleux qui expose les aspects socio-économiques du tarissement des « réserves en énergies fossiles dont la fin est proche » : http://www.generationsfutures.net/idx_fossile.htm

Traduction, définitions et compléments d'information :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant

Adresse : 19 chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard@wanadoo.fr

Fichier : Energie ISIS Oil Running Out french.14.doc

Article first published 18/01/05


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