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Danger des vaccins thérapeutiques anti-allergiques, produits à partir de plantes de riz génétiquement modifiées

Des vaccins thérapeutiques contre l'allergie, produits chez un riz génétiquement modifié, sont connus et réputés pour causer de l' asthme lors des expérimentations cliniques chez des êtres humains, d'après le Professeur Joe Cummins

Le texte original en anglais et les références sont accessibles sur le web par : https://www.i-sis.org.uk/TVTFA.php

Le système immunitaire nous a appris à considérer le modèle du 'soi' et du 'non-soi' . Les cellules qui tapissent le système digestif ou les voies aériennes, rencontrent des antigènes dans la nourriture et de nombreuses bactéries non pathogènes. Pour faire face à la nourriture ou aux bactéries qui ne sont pas nocives, le système immunitaire développe la tolérance orale . Une exposition répétée aux antigènes dans la nourriture ou aux bactéries inoffensives, aboutit à un état de tolérance orale dans lequel l'antigène est identifié comme individu, comme 'soi' et ne provoque pas de réaction immunitaire [1].

Les allergies et les maladies auto-immunes sont des formes d' hypersensibilité innée qui causent de plus en plus d'atteintes à une bonne santé. La plupart des thérapies courantes traitent les symptômes induits, plutôt que les causes fondamentales des maladies rencontrées. D'un point de vue pathologique, le sujet hypersensible peut être désensibilisé en utilisant des vaccins qui se composent des peptides synthétiques représentant des épitopes de cellules T , la partie des antigènes provoquant la réaction immunitaire [2]. Les cellules T sont les médiateurs principaux des réactions immunitaires spécifiques contre les maladies infectieuses ou les cancers ; elles sont également impliquées dans les allergies.

Un événement crucial dans l'activation de cellules T est la présentation des peptides dérivés des antigènes de protéine. Cet événement est accompli par la fragmentation intracellulaire des antigènes spécifiques de protéine, suivie de l'attache des épitopes peptidiques qui en résultent, aux molécules de HLA (antigène leucocytaire humain) et qui se trouvent en surface des cellules présentatrices d'antigène ( APCs ou Antigen Presenting Cells en anglais) pour l'identification par des récepteurs spécifiques des cellules T.

Les épitopes de cellules T synthétiques, dérivés de la séquence primaire des molécules d'allergène, sont employés pour abaisser l'inflammation allergique chez les individus sensibilisés d'une façon en quelque sorte semblable à la tolérance orale . L'approche offre un avantage substantiel par rapport au traitement avec les molécules entières d'allergène, qui persistent souvent en activant les cellules impliquées dans l'inflammation allergique [3].

Les épitopes peptidiques thérapeutiques sont ingérés, dispersés par les voies aériennes ou injectés dans la circulation sanguine. Les épreuves cliniques des épitopes peptidiques de cellules de T, faisant appel à l'injection, se sont montrées équivoques : un certain nombre d'études ont permis de constater que les peptides induisent réellement une réponse sous forme d' asthme [4].

Du riz modifié génétiquement a été développé pour traiter l' allergie . Ce développement peut mener à une avalanche de plantes cultivées OGM produisant des substances à usages pharmaceutiques, dans le but de combattre des allergies vis-à-vis des chats, des acariens, des poussières, des fruits à coques, etc.

Les peptides d'épitopes de cellules T pour l'allergie au pollen de cèdre japonais, sont employés pour créer une tolérance orale (prise orale des allergènes pour initier la tolérance en faisant en sorte que le système immunitaire considère l'allergène comme de la nourriture et le considère ainsi comme sûr et inoffensif). Les peptides d'épitope sont choisis en coupant les parties de la protéine originale qui déclenchent la réponse d'allergie, l'éternuement, la toux, etc.).

Le fait d'induire une tolérance orale soulage, par exemple, la réponse allergique au pollen de cèdre japonais. L'introduction des épitopes de cellules T dans le riz a été réalisée en présentant le segment de gène qui indique l'épitope responsable de l'allergie chez l'homme, fusionné avec la protéine de stockage de graine de soja, la glycinine, dans le génome de riz, de sorte qu'un repas de riz devrait empêcher la réponse allergique au pollen de cèdre.

[Construction du transgène]. Le gène d'épitope a tout d'abord été installé par le promoteur de la glutéline du riz, suivi d'une séquence peptidique du signal de la glutéline, d'un signal de rétention endoplasmique du riz et d'un gène d'arrêt de la transcription provenant de la glutéline de riz. La cassette d'insertion de gène a également inclus un gène de résistance à l'antibiotique hygromycine, entraîné par le promoteur du CaMV et la transcription est terminée par une séquence de l' agropine [5, 6].

[Au cours d'une expérimentation], des souris transgéniques sensibles aux éternuements et exposées à l'allergène étaient débarrassées de la réponse des symptômes d'allergie, ainsi que des anticorps d' IgE et IgG de l'allergène du sérum d'accompagnement et de la réponse par prolifération de CD4+ [6].

Mais l'utilisation du riz pour traiter l' allergie présente un potentiel de pollution des cultures vivrières de riz avec des gènes causant l'allergie chez l'homme et avec un gène de résistance à un antibiotique. Le rapport n'a pas non plus considéré les effets secondaires nuisibles des peptides de l'épitope, tels que l' asthme , par exemple, comme cela a été rapporté antérieurement, pendant des expérimentations cliniques conduites chez des êtres humains.

Par ailleurs, il n'est guère douteux que l'utilisation des peptides d'epitope de cellules T humaines, produits par des plantes cultivées [OGM], dans le but de traiter une grande série d' allergies diverses et de maladies auto-immunes, va constituer, à très court terme, un foyer important de pathologies induites. Ces développements peuvent tout aussi bien exacerber gravement cette forme actuelle et courante d' «épidémie majeure» qu'est devenue l' asthme , s'ils ne sont pas pris en compte et réprimés.

Nous vous invitons à envoyer cet article aux personnalités politiques et administratives en charge de ces problèmes et à insister afin d'exiger une réglementation stricte, une évaluation correcte des risques et des études sur la sûreté de ces plantes génétiquement modifiées ou transgéniques.

Article first published 31/03/06


Références bibliographiques

  1. Mayer L. and Shao L. Therapeutic potential of oral tolerance. Nature Rev. Immunol. 2004, 4, 407-19.
  2. Larche M. and Wraith D. Peptide-based therapeutic vaccines for allergenic and autoimmune diseases. Nature Medicine supplement 2005, 11, S69-S76.
  3. Verhoef A, Alexander C, Kay A. and Larche M. T cell immunotherapy induces a CD4 T cell population with regulatory activity. PLOS Medicine 2005, 2, 0253-0261.
  4. Linhart B. and Valenta R. Molecular design of allergy vaccines. 2005, current opinion in immunology 17,1-10.
  5. Takagi H, Saito S, Yang L, Nagasaka S, Nishizawa N and Takaiwa F. Oral immunotherapy against a pollen allergy using a seed based peptide vaccine. Plant Biotechnology Journal 2005, 3, 521-33. 
  6. Takagi H, Hiroi T, Yang L, Tada Y, Yuki Y, Takamura K, Ishimitsu R, Kawauchi H, Kiyono H, and Takaiwa F. 2005 A rice-based edible vaccine expressing multiple T cell epitopes induces oral tolerance for inhibition of Th2-mediated IgE responses.. Proc. Natl Acad. Sci. USA. 2005 doi/10.1073/pnas.0503428102 (early edition Nov. 8)

Définitions et compléments en français : TVTFAFR.pdf

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