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OGM. Interdisons les probiotiques génétiquement modifiés

Les bactéries bénéfiques qui vivent dans l'intestin humain sont maintenant sujettes à des modifications génétiques considérables qui pourraient les transformer en microbes pathogènes. Le Professeur Joe Cummins et le Dr. Mae-Wan Ho réclament une interdiction de la dissémination des probiotiques génétiquement modifiés.

Le texte original en anglais et les références sont accessibles sur le web par : http://www.i-sis.org.uk/BanGMprobiotics.php

Des probiotiques pour la santé

Les probiotiques sont des bactéries bénéfiques qui se trouvent naturellement dans l'intestin humain et qui peuvent être ajoutées à la nourriture pour leurs effets positifs sur la santé. Les probiotiques les plus étudiés sont les espèces Bifidobacterium et Lactobacillus ; toutes les deux sont dérivées des produits laitiers fermentés.

L'efficacité des probiotiques a été clairement établie ces dernières années. Par exemple, des expériences randomisées conduites 'en double-aveugle' avec du lait supplémenté en probiotiques a réduit des infections respiratoires et la sévérité de la maladie chez des enfants en l'espace d'une journée [1]. Une autre étude a prouvé qu'un traitement avec des probiotiques corrigeait la diarrhée chez les enfants [2].

Ce succès a attiré l'attention de spécialistes du génie génétique qui voulaient 'perfectionner' des applications efficaces, qui remontent probablement au commencement de l'histoire écrite.

L'interaction entre l'hôte humain et les bactéries de l'intestin a évolué au cours de millions d'années. La contribution à la santé chez le genre humain dépend d'un réseau complexe d'interactions entre diverses bactéries, d'une part, et d'autres interactions entre des bactéries et leur hôte, d'autre part ; en dehors d'un certain état d'équilibre, ces interactions pourraient très vraisemblablement aboutir à l'expression de maladies (3].

La modification génétique peut-elle 'améliorer' les bactéries probiotiques sans les transformer en microbes pathogènes dangereux?

Les bactéries probiotiques modulent le système immunitaire et fournissent un équilibre écologique dans l'intestin qui exclut les agents microbiens pathogènes. Des souris reproduites en laboratoire en conditions d'absence de germes, ont des cellules moins immunisées et elles ont tendance à libérer plus d'antigènes, provenant de la nourriture. Cette situation s'améliore après environ un mois d'exposition aux bactéries [4].

Les bactéries probiotiques ne doivent cependant pas être pathogènes et il est essentiel que les traitements probiotiques soient examinés vis-à-vis de leur innocuité. La grande majorité des applications ont été dépourvues de résultats pathologiques, mais il y a eu un cas d'infection locale due à une souche de Lactobacillus non conforme [5].

La perspective de modifications génétiques qui pourraient 'améliorer' les microbes probiotiques, doit être sérieusement mise en balance vis-à-vis du risque potentiel de voir apparaître des souches néfastes à partir de microbes bénéfiques qui pourraient ainsi devenir des pathogènes dangereux, en particulier dans le cas des bactéries qui se trouvent naturellement l'intestin humain (voir en particulier ' No Biosecurity without Biosafety ', un rapport de Mae-Wan Ho de l'institut I-SIS en date du 16 mars 2005 accessible par www.i-sis.org.uk/BiosecurityBiosafety.php ).

La séquence complète du génome du probiotique Lactobacillus acidophilus a été déterminée et des caractéristiques concernant la survie dans l'intestin, d'une part, et favorisant les interactions au niveau des intestins d'autre part, ont été identifiées [6].

Le séquençage du Bifidobacterium longum , reflète, de façon similaire, son adaptation à l'appareil gastro-intestinal humain, incluant notamment la synthèse possible de protéines potentiellement capables de moduler les propriétés immunologiques [7].

Les bactéries de la fermentation du lait hébergent des bactériophages (virus), y compris ceux qui causent les maladies, et des ' bactériophages tempérés ' sont capables d'intégrer leur génome viral dans le génome bactérien [8]. Les 'bactériophages tempérés' des bactéries jouent un rôle important dans le transfert génétique horizontal entre des bactéries qui résident dans le même environnement, dans le cas présent, l'intestin humain.

La modification génétique des bactéries peut être réalisée par la transformation de l'ADN (absorption directe d'ADN), par la transduction (transfert des gènes par des ' bactériophages bactériens tempérés ') ou par l'utilisation des plasmides (petites séquences d'ADN de forme circulaire qui se reproduisent dans la cellule bactérienne, mais qui se maintiennent en dehors du chromosome bactérien). Normalement, les transgènes sont propagés dans les bactéries par l'intermédiaire de plasmides , car la transformation de l'ADN n'est possible que si cet ADN partage une homologie (c'est-à-dire des séquences similaires) avec le chromosome bactérien.

Des bactéries lactiques ( Lactobacillus spp. ) ont été génétiquement modifiées afin d'augmenter leur activité protéolytique, pour résister à des virus, pour métaboliser des hydrates de carbone [glucides] complexes ou pour augmenter le métabolisme. La seule bactérie lactique génétiquement modifiées autorisée jusqu'à maintenant, selon termes de la directive de l'Union Européenne en la matière, est une souche modifiées avec un gène de la luciférase , destinée à détecter des résidus d'antibiotiques dans le lait, Mais cette souche n'entre pas dans la chaîne alimentaire parce qu'elle est uniquement utilisée sur un petit échantillon d'essai de lait qui est ensuite détruit.

Des expériences dangereuses sont conduites avec des probiotiques

Il a été suggéré qu'une technique de ' Gene Shuffling ' [recombinaisons génétiques répétées et aléatoires] devrait être utilisée dans le but améliorer des bactéries lactiques pour un usage comme probiotiques. Ce ' Gene Shuffling ' est un procédé dangereux en soi qui peut produire des millions de bactéries recombinées en l'espace de quelques heures. Il sera impossible de prévoir combien d'entre elles pourraient être des microbes pathogènes mortels (se reporter à la publication ' Death by DNA Shuffling ', Science in Society, N° 18 annoncé sur le site :

http://www.i-sis.org.uk/isisnews/sis18.php ou consultable directement par : www.i-sis.org.uk/deathByDNAShuffling.php

Aux Etats-Unis, une demande de brevet pour les bactéries lactiques recombinées, destinées à traiter l'allergie, inclut un produit laitier fermenté (yaourt) contenant des bactéries lactiques génétiquement modifiées, avec les gènes synthétiques concernant l'épitope des anticorps d'IgE (anticorps d'allergie) à la surface de la bactérie. La thérapie de l'allergie consisterait à manger du yaourt 'r ecombiné ' [génétiquement modifié] pour supprimer l'allergie lorsque que l'allergène normal est rencontré [10].

Ce genre de 'thérapie 'doit être considéré avec une extrême attention. L'expérience nous indique que l'interférence avec le système immunitaire peut mener à de bien désagréables surprises, comme dans le cas du virus inoffensif de la variole chez la souris, qui s'est transformé en un microbe pathogène mortel quand un gène, qui était censé amplifier la production d'anticorps, y avait été inséré [11].

Dans une autre expérience, une souche de Lactobacterium d'origine humaine a été modifiée avec un gène destiné à produire l'antigène de la toxine tétanique, afin d'obtenir une immunisation vis-à-vis du tétanos. La bactérie lactique recombinée a été appliquée en pulvérisation nasale afin de produire une forte immunisation [12]. Aucune attention n'a été accordée à la possibilité que le gène de la toxine du tétanos pourrait facilement se transformer en un microbe pathogène.

Les spécialistes du génie génétique ont également identifié des souches de Bifidobacteria probiotiques et pensé à les 'améliorer' par modification génétique. Jusqu'à présent, des plasmides vecteurs appartenant à Bifidobacteria ou des plasmides adaptés au transfert de gènes entre E. coli et Bifidobacteria ont été employés, afin d'étudier le rôle de Bifidobacteria dans l'écosystème d'intestin plutôt que de faire appel à la production de souches de probiotiques par modifications génétiques [13].

L'instabilité des plasmides recombinés s'est avérée être un obstacle à l'exploitation industrielle de Bifidobacteria génétiquement modifiés [14]. En outre, on a observé un transfert de gène entre Lactobacteria et Bifidobacteria dans le système digestif de souris qui avaient été élevées précédemment sans germes pathogènes [15]. Cela suggère que des souches de probiotiques génétiquement modifiées altèrent grandement et d'une façon imprévisible, l'écologie microbienne du système digestif.

Une revue récente a souligné le marché énorme que représente les probiotiques en Europe, dans l'optique de la caractérisation et de l'identification d'un grand nombre de microbes probiotiques par la technique de génétique moléculaire [16].

Une revue antérieure avait discuté de la thérapie bactérienne de remplacement comme une forme de 'guerre bactériologique' pour empêcher et contrôler des infections de la peau, de la cavité buccale, des oreilles et du système urogénital. Des bactéries probiotiques bénéfiques sont employées pour coloniser la flore microbienne de l'intestin afin d'éliminer ou de réduire au minimum l'installation des microbes pathogènes eux-mêmes. Cette approche a été couronnée de succès pour le contrôle de la carie dentaire, des infections des oreilles et des maladies à Streptocoques. Dans quelques rares exemples, les bactéries 'amicales' portaient des marqueurs de résistance à des antibiotiques ou bien elles avaient été génétiquement modifiées [17].

Aucune bactérie génétiquement modifiée ne doit être autorisée pour un usage comme probiotique

L'étude des bactéries colonisant l'intestin humain vient juste de commencer. Il y a dix fois plus de bactéries, se répartissant en plus de 400 espèces différentes, qu'il n'y a de cellules dans l'intestin; une très grande majorité de ces espèces est encore inconnue.

Le Professeur Tore Midtvedt, qui a été l'un des pionniers dans l'élevage des souris en milieu stérile pour étudier les bactéries de l'intestin, a été parmi les premiers à démontrer la contribution importante des différentes bactéries au développement du système immunitaire au niveau de l'intestin [18].

En raison de notre vaste ignorance de l'écologie de l'intestin, nous ne pouvons pas permettre que des bactéries probiotiques génétiquement modifiées soient employées, au moins jusqu'à ce que nous comprenions entièrement les équilibres écologiques complexes qui évolué conjointement avec l'espèce humaine. Il devrait y avoir une interdiction de l'utilisation de toutes les bactéries probiotiques génétiquement modifiées chez les êtres humains.

Références bibliographiques

  1. Hatakka K, Savilahti E, Ponka A, Meurman JH, Poussa T, Nase L, Saxelin M. and Korpela R. Effect of long term consumption of probiotic milk on infections in children attending day care centres: double blind, randomised trial BMJ 2001,322,1327-33.
  2. Friedrich M. A bit of culture for children:probiotics may improve health and fight disease JAMA 2000, 284,1365-9.
  3. Hart A, Stagg A, Frame M, Graffner H, Glise H, Falk P and Kamm M. The role of the gut flora in health and disease, and its modification as therapy Aliment. Pharmacol. Ther . 2002,16,1383-93.
  4. Teitelbaum J and Walker A. Nutritional impact pre- and probiotic as protective gastrointestinal organisms. Ann.Rev. Nutr . 2002, 22,107-38.
  5. Saarela M, Matto J and Mattila-Sandholm ,T. Safety aspects of Lactobacillus and Bifidobacterium species originating from human oro-gastrointestinal tract or from probiotic products. Microbial Ecology in Health and Disease 2002,14, 233-40.
  6. Altermann E, Russell M, Azcarate-Peril A, Barrangou R, Buck B, McAuliffe O, Souther N, Dobson A, Duong T, Callanan M, Lick S, Hamrick A, Cano R and Klaenhammer T. Complete genome sequence of the probiotic lactic acid bacterium Lactobacillus acidophilus NCFM. Proc Natl Acad Sci U S A . 2005,102,3906-12.
  7. Schell M, Karmirantzou M, Snel B, Vilanova D, Berger B, Pessi G, Zwahlen M, Desiere F, Bork P, Delley M, Pridmore R and Arigoni F. The genome sequence of Bifidobacterium longum reflects its adaptation to the human gastrointestinal tract. Proc Natl Acad Sci U S A 2002, 99, 4422-7.
  8. Brussow H. Phages of dairy bacteria Annu Rev Microbiol . 2001, 55, 283-303.
  9. Ahmed ,F. Genetically modified probiotics in food Trends in Biotechnology 2003, 21, 491-7.
  10. Stadler B,Vogel M, Edouard-Jacques G, and Frische R. Lactic acid bacteria as agents for preventing allergy United States Patent Application 2004, 20040265290.
  11. Nowak R. Disaster in the making. New Scientist 2001: 13 Jan. 4-5.
  12. Grangette C, Muller-Alouf H, Goudercourt D, Geoffroy M, Turneer M and Mercenier A. Mucosal immune responses and protection against tetanus toxin after intranasal immunization with recombinant Lactobacillus plantarum . Infect Immun. 2001, 69,1547-53.
  13. van der Werf . and Venema K. Bifidobacteria : Genetic modification and the study of their role in the colon. J Agric Food Chem 2001, 49, 378-83.
  14. Gonzalez Vara A, Rossi M, Altomare L, Eikmanns B and Matteuzzi D. Stability of recombinant plasmids on the continuous culture of Bifidobacterium animalis ATCC 27536. Biotechnol Bioeng . 2003, 84,145-50.
  15. Gruzza M, Fons M, Ouriet M, Duval-Iflah Y and Ducluzeau R. Study of gene transfer i n vitro and in the digestive tract of gnotobiotic mice from L actococcus lactis strains to various strains belonging to human intestinal flora. Microb Releases 1994, 2,183-9.
  16. Saxelin M, Tynkkynen S, Mattila-Sandholm T. and de Vos W. Probiotic and other functional microbes: from markets to mechanisms Current Opinion in Biotechnology , In Press 2005 doi:10.1016/j.copbio.2005.02.003
  17. Tagg J and Dierksen K. Bacterial replacement therapy: adapting germ warfare to infection prevention. Trends in Biotechnology 2003, 21, 217-23.
  18. Freitas M, Aexlsson LG, Cayuela C, Midtvedt T, Trugnan G. Microbial-host interactions specifically control the glycosylation pattern in intestinal mouse mucosa. Histochem Cell Biol 2002, 118, 149-61.

Définitions et compléments d'information en français :

Bactéries lactiques : bactéries appartenant à un groupe de bactéries aux propriétés bénéfiques qui produisent de l'acide lactique à partir des glucides, comme produit final du processus de fermentation. Elles se trouvent notamment dans la peau, le système digestif et la muqueuse vaginale chez les êtres humains. Elles sont surtout réputées pour le rôle qu'elles jouent dans la préparation des laitages fermentés qu'elles rendent plus digestes tout en augmentant la biodisponibilité des vitamines et des minéraux contenus dans ces aliments .Mais elles sont aussi utilisées dans le saumurage des légumes (choucroute), en boulangerie, pour la vinification, le saurissage des poissons, des viandes et des salaisons. Ces bactéries servent également comme suppléments alimentaires pour recoloniser la flore intestinale. E lles créent notamment un environnement hostile (milieu acide grâce à la production d'acide lactique) aux bactéries pathogènes. Pour approfondir les connaissances sur les bactéries lactiques, il est conseillé de se reporter à l'excellente mise au point en français de novembre 2002 que l'on peut consulter par : www.sar.admin.ch/fam/docu/ kdg_allg/Microbiologie_cultures.pdf

Bactériophages ou phages : virus spécifiques infectant des bactéries et capables de provoquer le destruction de celles-ci. Comme les virus des organismes supérieurs, ils peuvent pénétrer dans la cellule, s'y multiplier en exploitant les processus synthétiques et métaboliques, sortir de la bactérie en provoquant une destruction ou lyse. L'emploi de cette lyse bactérienne d'origine virale en thérapeutique s'est révélé totalement impossible, aussi bien pour des problèmes d'efficacité que de résistance bactérienne et de réactions immunitaires adverses chez le malade traité. Certains de ces virus peuvent infecter les cellules puis s'intégrer dans le génome sous une forme stable et partiellement exprimée sous forme de protéines appelée prophage . Ces bactériophages sont dits bactériophages tempérés . Des stimuli physiques (UV) ou chimiques (mutagènes) peuvent lever la répression de leur développement. Le virus s'y exprime à nouveau : il lyse la bactérie hôte lors d'un cycle lytique. Cette propriété est dénommée lysogénie . Tous ces virus contiennent un seul type d'acide nucléique (ARN ou ADN) protégé par une capside protéique dont le rôle est aussi la fixation sur des récepteurs bactériens. Informations tirées du site :

http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/bacterio/Glossaire2000/glossbact.html

Epitope : la plus petite unité du site du déterminant antigénique qui est susceptible de s'associer à une molécule d'anticorps.

' Gene Shuffling ' ou évolution moléculaire dirigée par recombinaisons aléatoires : les technologies d'ingénieurie des protéines, notamment enzymatiques, tendent à imiter, par accélération des processus, l'évolution naturelle et à produire ainsi de nouvelles molécules. Lors de la mise en œuvre des techniques de PCR, on est en mesure d'obtenir des dizaines de milliers de nouvelles combinaisons génétiques au bout de quelques heures. Ces combinaisons permettent alors de sélectionner des protéines présentant des propriétés modifiées ou des fonctions biochimiques entièrement nouvelles. Pour illustrer ces applications, l'on peut se reporter à une é tude en français sur l'ingénieurie des enzymes : évolution dirigée , randomisation de l'ADN, recombinaison aléatoire par « gene shuffling », avec des exemples expérimentaux, en consultant le site suivant :

mapageweb.umontreal.ca/keillorj/ Notes/Evolution%20dirigee.pdf

Luciférase : enzyme que l'on rencontre notamment chez le ver luisant Photinus pyralis, et dont l'action sur un métabolite, appelé luciférine, permet la production de lumière ou bioluminescence. La réaction catalysée requiert de l'ATP et de l'oxygène moléculaire (O2). La bioluminescence est un outil pédagogique original comme l'a rapporté Didier Pol dans son étude de 1999 consultable par :

http://www.didier-pol.net/5BIOLUM.html

OGM : Organisme G énétiquement M odifié

Plasmide : c'est une petite portion circulaire d'ADN extra chromosomique (beaucoup plus petit que le chromosome) que l'on retrouve principalement dans le cytoplasme des bactéries, où il s'y multiplie de manière autonome, de façon indépendante. Ce fragment d'ADN est stable et autoreproducteur. Le plasmide contient des caractères génétiques non essentiels à la cellule bactérienne hôte, mais également certains gènes importants pour la bactérie hôte, tels que des gènes de résistance à des antibiotiques ou des gènes de synthèse de certaines molécules. Les plasmides peuvent être transmis d'une cellule mère vers ses cellules filles (transmission verticale) ou entre bactéries (transmission génétique horizontale). Les plasmides constituent le principal véhicule d'insertion d'informations génétiques nouvelles, ou vecteur de clonage, dans les microorganismes ou chez les végétaux, lors du processus de transgénèse : il est possible de cloner des fragments d'ADN d'une taille de 50 à 50.000 paires de base.

Probiotique : c'est un supplément alimentaire digestible, d'origine microbienne, composé de bactéries vivantes, qui a des effets bénéfiques sur l'hôte qui le consomme : il améliore l'équilibre de la flore intestinale et il aide l'organisme humain à renforcer son système immunitaire. Les probiotiques peuvent être ingérés sous forme de médicaments, mais aussi à partir d'aliments comme les laits fermentés ou certains fromages. A ne pas confondre avec un P rébiotique, qui est un ingrédient alimentaire non digérable (comme des fibres alimentaires solubles) mais qui a également des effets bénéfiques sur son hôte en stimulant de façon sélective la croissance et/ou l'activité d'une ou plusieurs bactéries présente(s) dans le colon.

Pour en savoir plus, l'on peut notamment se reporter aux cinq sources suivantes :

1. « Les probiotiques : des microorganismes bénéfiques pour notre système immunitaire ? ».

Marie-Christiane Moreau, Unité d'Ecologie et de Physiologie du Système Digestif (UEPSD), INRA, Jouy-en-Josas. Cholé-Doc : Le bulletin de liaison des banques de données NUTRIPID et CERINUT, n°63, janvier/février 2001. Consultable par : www.cerin.org/periodiques/choledoc/choledoc_63.asp

2. « Les Probiotiques », Gaëlle Quillien, Institut National de la Recherche Agronomique,

France Consommateurs, n°1, novembre 2001. Réalisé dans le cadre de Flair Flow Europe 4, un projet initié par la Commission européenne elle-même pour diffuser les résultats de la recherche dans le domaine des industries agro-alimentaires. Coordinateur : Jean François Quillien, courriel : criaa@rennes.inra.fr Document accessible sur le site :

dev.boost-asp.com/peacritt/ upload/CG1-%20Les%20probiotiques-fr.pdf

3. “Probiotiques”. Prévention et santé, une approche intégrée. Recherche et rédaction : Françoise Ruby et Pierre Lefrançois. Révision : Jean-Yves Dionne, pharmacien
Fiche révisée le 25 octobre 2004. Dans le cadre du Réseau Proteus, qui est un portail concernant la santé et publié par Totalmédia Inc., une filiale à 100 % de la Fondation Lucie et André Chagnon, une société philanthropique canadienne active dans le domaine de la promotion de la santé, de la prévention de la maladie et de l'utilisation judicieuse des médecines alternatives et complémentaires en conjonction avec la médecine conventionnelle.. Document accessible par : http://www.reseauproteus.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=probiotiques_ps

4. Sur le sujet des Probiotiques, le CHU Hopitaux de Rouen, France, recommande en particulier sur son site : http://www.chu-rouen.fr/ssf/prod/probiotiques.html :

- Un article de périodique : Probiotiques et prébiotiques : effets démontrés en physiologie ou pathologie digestive chez l'homme - Mini-revue par Dr Marteau, P. Dr Seksik P, Dr Boutron-Ruault MC, et-al. . Site éditeur John Libbey Eurotext ; pharmacologie des probiotiques et des prébiotiques, effets démontrés chez l'homme, niveau de preuve.Accès gratuit. Daté de 2004 ; visité le 13/01/05.

- Un rapport technique : Alimentation infantile et modification de la flore intestinale
[Par Dr Cherbut C, Dr Beaufrère B, Dr Ghisolfi J, et-al. . Site éditeur AFSSA Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments ; introduction, définitions, effets physiologiques, cliniques 'préventifs' et curatifs, intérêt de leur utilisation, sécurité emploi, lignes directrice pour leur utilisation dans des préparations pour nourrissons et de suite ; 40 pages. Accès gratuit. Daté de 2003 ; visité le 30/06/04.

5. « Effets des probiotiques et prébiotiques sur la flore et l'immunité de l'homme adulte ». Rapport de l'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments, AFSSA. Coordination : Jean-Christophe Boclé & Carole Thomann. Février 2005. Consultable sur le site web : www.afssa.fr/ftp/afssa/28176-28177.pdf

Séquence : s uccession de monomères dans un polymère. Les séquence nucléiques (ADN ou ARN) sont des polynucléotides (polymères de nucléotides, reliés par des liaisons 'phosphodiester'. Les molécules linéaires présentent une extrémité dite 5'P (en raison du nucléotide dont une fonction alcool, en position 5' du sucre, est estérifiée par un acide phosphorique) et une extrémité 3'OH. Orientation de 5' en 3'. Les séquence protéiques (= protéines) sont des polymères d'acides aminés. Orientation NH2 terminal à COOH terminal.

Définition empruntée au site : http://www.infobiogen.fr/glossaire/glossaire.php?lettre=S

Séquençage : détermination de l'ordre linéaire des composants d'une macromolécule. Par exemple : acides aminés d'une protéine, nucléotides d'un acide nucléique, etc. Séquençage du génome : analyse du génome, consistant à déterminer la succession de toutes les bases qui composent l'ADN d'un organisme. Ce séquençage n'est réalisé ou en cours de réalisation que pour un nombre limité d'espèces : quelques bactéries, une levure, deux plantes (l'arabette et le riz), un ver nématode, un insecte (la drosophile) et l'homme. Le séquençage ne permet pas la détermination de la fonction des protéines codées par l'ADN. Définition empruntée au site : http://www.inrp.fr/Acces/biotic/biomol/transgen/html/glossair.htm

Transfert génétique horizontal : : échanges génétiques avec intégration dans le génome et recombinaisons entre des organismes biologiquement éloignés, en principe séparés par la notion de barrière d'espèces : deux organismes d'espèces différentes ont une très petite probabilité de se croiser entre elles par voie sexuée et de donner une descendance fertile.

Transgène : séquence d'ADN intégrée dans le génome d'organismes génétiquement modifiés

Traduction, définitions et compléments en français :

Jacques Hallard, Ing.CNAM, consultant indépendant

Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard@wanadoo.fr

Fichier : OGM. Ban GM Probiotics French

Article first published 22/04/05


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